jeudi 9 février 2012

De la maison VAN CLEEF au chanteur français RAPHAEL: Y a t-il un rapport? oui



Je fais des recherches sur Van Cleef  et Arpels  pour mon livre  et je tombe au hasard de ces recherches sur des informations diverses la plupart du temps inexploitables




Pourtant certaines informations mettent en scène des personnages aussi variés que  notre chère maison Van Cleef, le célèbre journaliste Albert Londres et de nos jours le chanteur Raphael  ou son cousin Thibault Lang Willar, romancier et auteur de paroles pour Raphael. 

Ainsi je découvre un article de presse de 1934 concernant un recel de bijoux  Van Cleef et Arpels une nouvelle aventure à traiter sur ce Blog. 
Un bijoutier Lyonnais  reçoit la visite d'un dénommé Fausto Alary , celui-ci lui présente deux bagues qui intriguent profondément notre bijoutier Lyonnais car il identifie de suite des bijoux signés de Van Cleef & Arpels , un solitaire en diamant de 9 cts et une très belle émeraude montée en bague.
Il contacte VCA: le fait-il par téléphone ? de suite ? ou après le départ du recéleur ?
Oui,  ce sont bien des bijoux de Van Cleef; mais de plus, ils sont identifiés comme appartenant à madame Lang- Villars décédée dans un accident d'avion deux ans auparavant en 1932. 
La sureté de Lyon est saisie, et permet de résoudre une partie de l'énigme. Le couple Lang-Villars avait péri dans un accident d'avion  (un farman 197) qui s'était écrasé sur le sommet des Apennins en Italie près de Véroli. 
  
Le gouvernement Italien avait fait nettoyer l'épave (peut être un peu vite) et chargé un homme de détruire les vêtements des passagers, en particulier ceux des Lang-Villars, or ces deux bagues  se trouvaient avec leurs vêtements.Cet homme les avait confié à son fils Joseph Lerdi qui avait essayé de les faire estimer, mais les bijoutiers locaux les avaient trouvés sans valeur.
Joseph Lerdi  les donne à un ami, Fausto Alary, qui les amène en France ou ce bijoutier Lyonnais les estime à 300000frs de 1934. Ce qui de nos jours feraient  aux alentours de 200.000 euros
Alors ?
Il fallait encore remonter quelques temps auparavant. 
Les Lang-Villars étaient juste rescapés du naufrage d'un paquebot le "Georges Philippar", victime d'un incendie à bord, cet incendie était suspect, très suspect, plus de 90 victimes dont le très célèbre journaliste Albert Londres. 




A partir de ces faits subsistent des mystères qui passionnèrent la presse de l'époque, mais de nos jours un écrivain Italien a écrit une thèse et même  la Télé FR3 venant de consacrer un reportage  a ce naufrage.

Les Lang-Villars avaient connu Albert Londres qui enquêtait sur des sujets proches, Albert s'en était ouvert à ses deux amis  leur expliquant en gros, que la publication de ses découvertes allait faire tout pêter.
Le couple s'était vu confier un reportage sur la Chine, ses trafics d'Armes et de drogue, Ils rentrent de chine sur un paquebot (neuf)
le « Georges Philippar »

Cliquer sur toutes les photos pour agrandir

Un incendie éclate à bord la nuit, et mal traité au départ, se répand à travers  le bateau. Il est décidé de fermer certains compartiments pour protéger le reste du bateau, condamnant ainsi les gens qui suffoquent et périssent asphyxiés. Albert Londres ne serait pas de ceux la, il serait mort noyé mais son reportage disparaît dans les flammes. 
Albert Londres avait créé le reportage moderne, et il se rendait lui même sur place, en 1920 il avait révélé le vrai régime Bolchevik et les souffrances du peuple russe, en 1922 la Japon , la Chine, en 1923 il se rend a Cayenne , Saint Laurent du Maroni, visiter les bagnes (C'est gràce à lui qu'ils seront fermés). Tous les point chauds sont parcourus par Mr Londres , le Sénégal, le Congo, la Palestine en 1929 , les balkans etc.


 Le journal l'Excelsior pour qui Albert Londres travaillait avait demandé à plusieurs  pilotes réputés d'aller chercher ce couple, les Lang-Villars à Brindisi. Ils avaient refusé. Un seul grand pilote Marcel Goulette avait accepté. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque les liaisons aériennes n'étaient pas courantes, le Farman volait a 220kms heure. 

Mais Albert Londres avait parlé a ses amis, ceux-ci sont pressés de rentrer a Paris car ils  ont prévenu "Dépositaires de sa pensée, nous en savons assez pour avertir legouvernement français à notre retour" et le journal l'Excelsior est pressé de les faire revenir, Un aviateur,Marcel Goulette vient les chercher, repart.....  et son avion s'écrase.

C'est Michel Barriere  qui a dessiné le profil de l'avion, il réalise aussi d'autres modèles http://www.crezan.net/


D'innombrables théories  de l'attentat à l'époque avaient été échafaudées, il semble qu'il y ait du vrai, il semble aussi que les autorités françaises de l'époque avaient dissimulé une partie de la  vérité.
Tous pensaient que les bijoux avaient disparu dans le naufrage du bateau, et les voilà qui réapparaissent. La Lloyd avait enquêté à l'époque du naufrage et avait fini par payer les héritiers.
Une fois les bijoux retrouvés, ils sont rendus à la famille.


C'était en 1932.....de nos jours l'arrière petit fils, "Raphael", bercé par l'histoire de ses grands parents maternels  parle souvent d'avions dans ses chansons.


 Raphaël  se nomme Haroche, ses parents  étaient avocats, son papa est romancier sous le nom de Josh Harel, son oncle est physicien, Raphael a fait des études de droit à l'université de Panthéon –Assas, il travaille quelques fois avec son cousin  Thibault Lang Willar, romancier, ils ont écrit ensemble les paroles de « la Réalité »
L'article de presse écrivait : Villars : le cousin c'est :Willar : d'autres écrivent : Villar : Villard : peu importe, c'est bien la même famille.
Si vous êtes intéressés par le sujet allez voir:
 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55668489.r=lang-villar.f3.langFR.hl
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56558375.r=lang-villar.f6.langFR.hl
http://www.es-conseil.fr/pramona/gphilip2.html

http://ouestfrance.cd-script.fr/opdf/1932/05/28/49/1932-05-28_49_02.PDF  
 

 Sur Wikipédia
Le Georges Philippar est un paquebot lancé le 6 novembre 1930 à Saint-Nazaire, appartenant à la Compagnie des messageries maritimes et destiné à la ligne d'Extrême Orient.
Parti de Marseille pour son premier voyage vers Saïgon, il transportait 767 passagers, dont 253 membres d'équipage, alors qu'il s'en revenait des eaux nippones. Le 16 mai 1932, aux environs de 2 heures 10, une passagère aperçoit de la fumée sortir de la cabine numérotée 6. L'officier de quart, à peine averti, cherche à éteindre le feu avec un extincteur, se refusant à alerter les autres passagers, encore endormis. Quand il se rend compte de la vanité de ses tentatives, il est trop tard, car le vent aidant, le foyer se révèle trop important. Décision est alors prise de verrouiller les portes de cloisonnement...trop tôt ! Quatre-vingt-dix passagers, dont le fameux journaliste Albert Londres, coupés du reste du navire, meurent brûlés vifs ou asphyxiés, cependant que les autres passagers sont évacués dans un ordre parfait. Les 677 passagers parviennent à fuir l'incendie au moyen de chaloupes et sont recueillis par un cargo soviétique. Le paquebot coulera quelques jours après au large du cap Guardafui, dans le golfe d'Aden.
Une enquête permettra d'attribuer l'incendie à un court-circuit dans l'installation électrique dissimulée dans les parois en bois des cabines, enquête qui n'empêchera des rumeurs concernant un acte criminel, éventuellement intenté par lamafia asiatique. La CMM tentera d'étouffer l'affaire.




Photographie transmise par Francesco Culicelli


J'ai reçu grâce à Internet des témoignages et des photographies, mais pour se remettre dans le bain de l'époque:

cet article  du Journal "CYRANO" de 1934
Que de mystères et de questions sont posées par cet article et d'autres de la presse de l'époque. Mais elles n'ont pas obtenu de réponses
Un membre de la famille du pilote, de nos jours continue a chercher ces réponses il y consacre un site internet: François Goulette




Il m'a adressé des photographies de sa collection privée, personnelle, et de sa famille.

Une équipe cinématographique française  contacterait des personnes concernées par ce sujet depuis le début du mois, mais j'ai reçu aussi quelques photographies de la part d'un écrivain italien qui a consacré un livre a ce drame. Le titre de son livre:
"Il mistero dei Monti Ernici"
Sous titre "La Fémmina morta".
Cet écrivain se nomme Stefano Magliocchetti.
Il avait découvert dans la montagne lors d'une randonnée le monument aux victimes de cet accident
 François Goulette m'a indiqué ce qu'il y avait d'écrit:
"A Picard Susanna Sarah, Lang Willar Alfredo, Goulette Marcello Francesco , Moreau Luciano 25 maggio 1932" 
C'est l'hélice de l'appareil qui se trouve  sur le rocher, il manquerait un appareil de bord qui était incrusté sur le rocher en bas à gauche.
 Stefano Maglioccheti va vouloir comprendre ce monument et ce qui s'est passé, il va se rendre en France, en Suisse, en Italie en Egypte.....

Il raconte....le 25/5/1932 comme chaque année à Véroli, c'est la fête en l'honneur de Santa Maria Salomé. Non loin de là dans les montagne du massif Ernici  un avion s'écrase avec quatre passagers.
Stefano Maglioccheti nous dit que Alfred Isaac Willar, est le cousin de Louis Dreyfus, qu'il est juif ainsi que Sarah Suzanne Picard et que comme Louis dreyfus, originaire de Suisse et dans la finance internationale.
Alfred,né le 20/1/1875 à Bâle, et Suzanne née le 4/3/1894 à la Chaux de Fond en Suisse avaient échappé quelques jours auparavant au naufrage du "Georges Philippar"
Albert Londres avait été entrainé par le fond mais pas Alfred et Suzanna qui bons nageurs avaient pu rejoindre le navire soviétique qui était arrivé dès le début du naufrage.
Alfred aurait été un ami proche de Léon Trotski et serait même vu proposer par ce théoricien de la révolution permanente le ministère des finances Russe. Quant à Suzanne Picard son père Gabriel Picard aurait été parmi les fondateurs socialistes du journal l'humanité (Louis Dreyfus est l'un des principaux souscripteurs de ce journal)
Marcel Goulette
Son livre relate la carrière de Marcel Goulette ses exploits, ses quinze années au service de l'aviation civile et ses expéditions avec son Farman vers le Sahara l'Afrique et la Réunion mais il relate aussi celle du second pilote à la carrière tout aussi héroïque  Lucien Moreau:
Lucien Moreau











Au delà des aspects romantiques, dont l'espionnage et la politique fiction qui entourent ces faits, il faut noter que si d'autres  aviateurs avaient refusé ce vol commandé par le journal L'Excelcior, seuls Goulette et Moreau avaient été jugés capables d'effectuer la liaison de Paris à San Vito Dei Norman et Salerne Rome Livourne Gênes et Marseille ou ils devaient déposer les époux Lang Willar.
J'ai donc reçu aussi la très belle photographie de Suzanne,  qui  fait la couverture du livre de Stéfano Maggliochetti.
Suzanne est l'arriere grand mère maternelle du chanteur RAPHAEL Haroche, l'auteur de "Caravanne"

 Ce livre est fascinant car  il mêle les histoires de quatre personnages qui nous font côtoyer les aventuriers et les célébrités de ce premier tiers du vingtième siècle.
Néanmoins il reste beaucoup de questions auxquelles  les gouvernements de l'époque avaient refusé de répondre.


J'ai reçu d'Italie d'excellentes photographies en couleurs grâce à la gentillesse de Monsieur Francesco Culicelli, je l'en remercie.
















Cliquez pour agrandir
On voit bien l'emplacement de ce cadran de bord qui était incrusté et qui a disparu


Et puis cet article de l'Ouest éclair sur les obsèques des aviateurs

Le 9/6/2010 j'ai reçu de françois Goulette





Les éditions Arléa ont consacré un article à la carriere d'Albert Londres


http://www.arlea.fr/Albert-Londres



 Albert Londres
Né à en 1884 à Vichy, Albert Londres « monte » à Paris et commence sa carrière de journaliste au Matin, en 1906.
En 1914, réformé, il se rend à Reims, pendant le bombardement de la ville, comme correspondant de guerre, et dénonce dans son journal – déjà ! – ses démêlés avec la censure militaire (Contre le bourrage de crâne). Il entre ensuite au Petit Journal, dans lequel il va publier de nombreux reportages avant de rejoindre Excelsior, qui l’envoie en URSS (Dans la Russie des soviets).
En 1922, il se rend au Japon et en Chine et en ramène une série d’articles qui connaîtra un grand succès (La Chine en folie).
En 1923, il entreprend une enquête sensible sur le bagne de Cayenne (Au bagne), qui, publiée dans le Petit Parisien, aura un tel retentissement qu’elle aboutira à la fermeture du pénitencier de Saint-Laurent-du-Maroni. Un autre témoignage, lié à l’épouvante du bagne guyanais, lui est alors fourni par Dieudonné, bagnard en cavale au Brésil, que le reporter ramènera avec lui en France, et dont il obtiendra finalement la réhabilitation (L’homme qui s’évada). Soumises elles aussi au travail forcé, les prostituées françaises d’Argentine sont pour Albert Londres l’occasion d’un reportage dans le « milieu » (Le Chemin de Buenos Aires). Après le bagne civil de Cayenne, le journaliste va régler son compte au bagne militaire, dont il dénonce une fois encore avec véhémence les abus (Dante n’avait rien vu) ; après une longue polémique avec les autorités – encore –, tous les pénitenciers militaires sont abolis.
C’est l’impossibilité d’entrer dans La Mecque, où il comptait réaliser un « scoop », qui conduit le grand reporter sur les bords de la mer Rouge, où il passe quelques jours sur un boutre avec les plongeurs miséreux qui risquent leur vie pour ramener les très recherchées huîtres perlières (Les Pêcheurs de perles).
En 1926, il décide de s’intéresser de plus près à Marseille, d’où il est souvent parti pour ses lointains reportages (Marseille, porte du Sud). On peut être grand reporter et s’intéresser aux événements nationaux, et c’est ainsi qu’Albert Londres « couvre » le Tour de France 1928 (Les Forçats de la route).
Toujours en France, il parvient à pénétrer l’univers des hôpitaux psychiatriques, où la contrainte, les brutalités et l’horreur sont la norme (Chez les fous). Toujours pour le Petit Parisien, il se rend au Sénégal et au Congo et dénonce l’esclavage pur et simple auquel sont soumis les ouvriers noirs sur les chantiers de construction des voies ferrées (Terre d’ébène).
En 1929, au moment ou l’antisémitisme gagne partout du terrain, il enquête en Israël et dans toute l’Europe centrale sur le devenir du peuple élu (Le Juif errant est arrivé). Puis, dans les Balkans, il tente de comprendre ce qui pousse les nationalistes macédoniens au terrorisme (Les Comitadjis).
C’est en rentrant de Shanghai, en 1932, où il était allé enquêter sur les « triades » chinoises, l’opium et les réseaux de traficants, et d’où, avait-il câblé, « il ramenait de la dynamite », qu’Albert Londres trouva la mort dans l’incendie du paquebot Georges-Philippar, en mer Rouge.


Voici quelques lettres échangées 






Bonjour,
Oui effectivement les doutes sur la cause de cet accident d'avion est toujours permis.
La Famille de L'aviateur confirme également qu'ils n'ont jamais cru à la thèse officielle.
Concernant les vêtements incinérés, est-il probable et vraisemblable de penser fouiller les cendres pour y trouver quelques choses? Pour ma part, après incinération de ces vêtements, lorsque je lis que les bijoux ont été retrouvé dans une poche, je me demande si vraiment ces vêtement on été incinérés...que reste t-il d'un vêtement après incinération? du métal oui, cela dépend de la température, mais préciser ..."dans une poche..."
Sur les diverses versions d'articles de journaux, la position des corps varie, l'état de l'appareil également. seule la femme est retrouvée mi-nue, pourquoi, robe légère peut-on supposer, mais retrouvée à 40m, 10 m de l'avion ou dans les débris aux cotés de Goulette? vraiment trop versions.
Pour conclure même si un journaliste reprend un article d'un correspondant qui se trouve sur place, je ne vois comment tant d'écarts entre les divers journaux.
On retrouve le sac à main avec de l'argent, une poupée, 2 valises défoncées,des photos intactes de l'incendie du "Georges Philippard" prises par Alfred Lang-Willar (en est-on sur?" mais les soit disant documents transmis au couple par Albert Londres aucun article n'en fait état.
Beaucoup de versions circulent autour de ce drame:
Les aviateurs auraient bu plus que de raison avant le départ,la météo, l'attentat, le pilote aurait été éliminé puis remplacé par un asiatique...bref, en 2010 toujours aucune certitude.
D'ailleurs sur le récapitulatif de carrière militaire de Goulette, cause de la mort: chute d'avion.
sans précision, c'est vague,
précision: en service commandé.Non précisé civil ou militaire? Car la thèse officielle dit que c'est un grand quotidien qui aurait contacté Goulette (l'excelsior).
Alors moi aussi j'aimerai bien en savoir plus.
François Goulette
Anonyme a dit…
Beaucoup de sentationnalisme (!?)dans cet article et qui s'éloigne bien de l'histoire de VCA.
Mon commentaire pour signaler l'oubli du nom du copilote Lucien Moreau aussi disparu dans l'accident et qui revenait avec L. Goulette après avoir réalisé un nouveau record sur le trajet Paris - Casablanca - Le Cap.
Pour ce qui est de S. Magglioccheti , sont livre est un vrai roman dont peu d'informations ont été vérifiées; certaines de celles qui lui ont été données par Robert Lang-Willar ont été exagérement interprétées mais il n'en demeure pas moins qu'il a developpé une vraie passion pour cette affaire qu'il a retranscrit dans un style très latin.
A l'heure ou j'écris ces lignes, François Reinhardt (reporter-réalisateur)clôture plusieurs mois de recherches pour un reportage qui sera probablement diffusé en fin d'année et portant sur une partie de cette histoire.
Plusieurs livres et articles ont été écrits: l'un par Pierre Assouline (vie et mort d'Albert Londres), l'autre par Régis Debré, et bien sur celui de Stefano Maglioccheti (dont j'écorche probablement le nom involontairement).
Les circonstances de l'accident d'avion n'ont jamais été élucidées mais les débris étaient effectivement éparpillés sur plusieurs dizaines de mètres en raison d'un premier impact situé au niveau d'une barre rocheuse surplombant la clairière du crash.
Parmis les débris : un livre appartenant à Suzanne Lang-Willar a été retrouvé et remis lors du 70è anniversaire de cet accident à Veroli et une montre a également été rendue 3 ans plus tard après quelques péripéties.
Beaucoup de suppositions demeures, j'espère que les informations déjà recueillies et celles qui continuent a être recherchées permettront d'éclairer prochainement d'un nouveau jour certains aspects de cette affaire.
Avec mes amitiés aux familles des pilotes et mes encouragements dans vos recherches sur VCA.
Cordialement,
Philippe Lang-Willar
(petit fils d'Alfred & Suzanne)
Anonyme a dit…
Bonjour
Lucien Moreau n'est jamais allé au Cap avec Marcel Goulette. C'est André Salel qui était le pilote du Farman F.199 F-AJRY "Marcel Lallouette" pour ce raid (retour le 7 mai 1932). L'avion n'est jamais allé à Casablanca mais à Oran. Quand à Moreau, il était pilote à l'école Farman et même moniteur PSV (pilotage sans visibilité), ce qui n'explique pas pourquoi l'avion aurait percuté cette barre rocheuse des Apennins...
A l'époque de sa mort, Goulette était en train de passer son brevet de tourisme à l'école Farman de Toussus le Noble. Je pense que Moreau était alors son moniteur. Une chose est étrange: dans son dossier militaire que j'ai consulté au Service Historique de la Défense, Marcel Goulette est "mort en service aérien commandé" ce qui laisse supposé qu'il était "en mission" pour le gouvernement français.
La dernière étape connue du Farman est le terrain de Brindisi d'où l'avion décolle à 14h00.
Amicalement
Franck Roumy
madaroumsNO@SPAMneuf.fr (enlever NOSPAM pour avoir mon mail..)
a dit…
Je ne connaissais pas André Salel, j'ai trouvé un site sur lui pour ceux que cela interesse:
http://www.fontenay-aux-roses.fr/fileadmin/fontenay/MEDIA/decouvrir_la_ville/histoire/Publications/Histoires_de_familles/famille_salel.pdf
francois a dit…
Bonjour,
Je me permets de confirmer le commentaire de Mr Roumy.
Visiblement le commentaire de Mr Ph.Lang-Willar montre une certaine confusion sur le pilote qui fit le voyage au Cap avec Goulette.
Sur un autre site j'ai même trouvé que Marcel Goulette devient François Goulette.(sans commentaire)
Il va être trés difficile de contre dire Mr Franck Roumy, spécialiste sur le sujet.
Quand à l'appréciation du livre de Stefano, que je connais pour l'avoir rencontrer et conversé sur le sujet. La vie racontée, concernant Marcel Goulette est loin d'être un roman, il est trés documenté, même si quelques zones d'ombres subsistent, que les causes de l'accident sont floues, cela n'enlève rien à son travail de recherches.D'ailleurs ayant découvert l'existance d'un aïlleul aviateur au début des années 2000, je me rendu à différents endroits où l'on m'a bien fait part que Stefano était passé.Encore l'an dernier.
Je suis cependant que Mr Ph.Lang-Willar est commenté sur le sujet.
Cela montre que les familles sont toujours à la recherches de la vérité après plusieurs générations et que la thèse officielle ne satisfait pas, d'un côté comme de l'autre.
Mes amitiés à vous Mr Lang-Willar,Mr Roumy ainsi qu'à Mr Richard Jean-Jacques.
francois a dit…
Bonjour à tous,
Je regrette de faire vôtre connaissance sur un blog Mr Ph.Lang-Willar, car je connais la famille Goulette (et pour cause), Mr Fr.Roumy, Mr St.Magliochetti pour s'être rencontrés et avoir conversé sur le sujet, longuement, trés longuement.
A tous 3 nos recherches nous mènent aux mêmes endroits avec un décallage dans le temps.
Je dois dire que je confirme bien évidemment la véracité des déclarations de Mr Roumy.
Même si Mr Magliochetti vous semble romancer son livre, il n'en demeure pas moins qu'il va être extrêment difficile de mettre en cause le fruit de ses recherches. Nous sommes les 3 personnes les plus documentés sur la vie de Marcel Goulette.
A noter que je ne me suis pas déplacer en Italie (Véroli et Brindisi)pour des recherches d'archives. Donc, je ne peux pas juger de ces sources italiennes.
Je sais qu'il possède des documents originaux français, qu'il a obtenu lors de ses déplacements pour ses travaux d'investigations.
Moi même j'en possède également, sans doute Mr Roumy également.
Si Stefano a fait de même du côté italien, c'est un travail sérieux.
Quand aux conclusions et causes de la fin tragique de nos ancêtres, cela ne reste que de la supposition.
Et c'est bien cela qui nous anime tous. Car la thèse officielle soulève énormément de questions et de doutes par différents cheminement.
Que nous partions de la vie de Goulette, Moreau, le couple Lang-Willar ou Albert Londres, l'histoire de leurs vies est dans les grandes lignes connues. Mais pas la causes et les circonstances de cet accident...
Peut-être Mr Philippe Lang-Willar accepterait-il de me contacter pour échanger quelques mots à ce sujet? Ce serait avec plaisir.

Amitiés à tous
François Goulette
Anonyme a dit…
Bonjour,

Cela fait très longtemps que je voulais vous envoyer ce mot, mais un emploi du temps délirant m’a toujours fait repousser l’échéance.

Je participe chaque année aux Rencontres Albert Londres, en juin à Vichy. Le sujet pour 2012 sera, bien sûr : le dernier voyage d’Albert Londres.
Je suis en train d’écrire un livre sur ce sujet : sur quoi portait son enquête perdue, menée en Chine au début de 1932…
Bien sûr le naufrage du Georges Philippar (GP) et le crash de Marcel Goulette et Lucien Moreau font partie de cette histoire…

Pour ma part, et bien que, faute de preuves définitives, nous ne soyons sûrs de rien, je ne crois pas à un attentat. Ni pour le paquebot, ni pour l’avion.
Pour le GP, je communique avec les anciens des Messageries maritimes. Marins eux-mêmes, ayant beaucoup travaillé sur ce naufrage, ils affirment tous qu’il s’agit d’un accident.
De très nombreux navires brûlaient à cette époque. Le GP était un paquebot magnifique, très luxueux, mais son installation électrique était mal conçue. Il avait eu de nombreux problèmes dès sa construction, et lors de son voyage vers Shanghai.
Pour le cas particulier d’Albert Londres, il a certainement perdu du temps à vouloir rassembler les papiers de son reportage. J’ai lu les différents rapports aux archives. La déposition du mécanicien Sadorge me semble fiable.

Ce qui a conforté certains dans la thèse de l’attentat, c’est la mort d’Alfred et Suzanne Lang-Willar. Mais, là, je suis dans ma spécialité. En plus de l’Université Blaise Pascal, à Clermont-Ferrand, où je suis chercheur associé, et de l’Institut Kata Kairon, que je préside (sciences humaines : sociologie, anthropologie, histoire), je travaille à la Direction générale de l’Aviation civile. Parmi mes fonctions, je suis enquêteur-accident pour le BEA (bureau d’études et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile, ex-bureau enquêtes-accidents).
L’accident du Farman en mai 1932 à Veroli est malheureusement un grand classique. Le BEA a publié il y a quelques années une brochure : « Objectif : destination ». La première cause de mortalité en aviation légère, en vol à vue (VFR), c’est la volonté de partir et d’arriver coûte que coûte, malgré une mauvaise météorologie. A cause d’une « obligation », un rendez-vous professionnel, par exemple… Or, quand un pilote, en VFR entre dans un nuage, son espérance de vie est inférieure à une ou deux minutes, pas plus. Chaque année nous avons, dans notre région, un accident de ce type. J’ai ramassé au sol les restes de pilotes qui avaient plusieurs milliers d’heures de vol. Récemment, nous avons bien eu, dans le sud de la France, un pilote de chasse chevronné, champion du monde de voltige, qui s’est ainsi tué avec toute sa famille, dans un vol de plaisance ! Il a voulu partir, avec femme et enfant, par une météo incertaine…
Comme tous les grands défricheurs de l’époque, Marcel Goulette, était ce qu’on appelle une « tête brûlée » – sans cela, il n’aurait pu mener ses grands raids. Son comportement durant la guerre de 14-18 avait déjà montré son mépris total de tous les dangers. Ensuite, durant sa carrière de pilote, il avait souvent pris des risques très importants. Et il était endetté. En mai 1932, le journal Excelsior lui offrait une grosse somme. Alfred et Suzanne Lang-Willar devaient arriver à Paris avant tout le monde. C’était une obligation. Cette explication me semble la plus plausible.

J’espère que vous pourrez venir à Vichy en juin prochain. Vous y êtes invité bien volontiers. Si cela vous dit, bien sûr. Pour témoigner sur le sujet.

Au plaisir de vous rencontrer pour discuter de tout cela. A Vichy ou ailleurs…

Très cordialement,

Bernard CAHIER
Anonyme a dit…
Bonjour à tous,
Mr Cahier vos explications sont trés passionnantes mais n'apportent pas de réponses aux questions que nous nous posons.
Bien que téméraire le goût du risque pour Goulette, ne permet d'affirmer qu'il était suicidaire et meurtrier...En témoignent les écrits des journaux et divers témoignages de ses collaborateurs.
Des risques , il en prenait mais pas aveuglément si je puis dire.
Et encore moins pour mettre en danger la vie de ses passagers.Cela est une certitude pour ma par, voir comment il fit pour la traversée Madagascar à Bourbon et pour le rapatriement de Pasquier...entre autre.
Pour ce qui est de son endettement au moment de sa mort, il préparait un autre raid record, et il lui fallait de l'argent ,comme tous ces pionniers. Et de plus c'est lui qui organisait tous ses voyages.Structure , avions, essence,assurance, ravitaillement et équipement. Tout comme le font les petites associations de nos jours pour exister.
Je vous ai adressé un mail personnel, car ces derniers temps je suis trés occupé dans plusieurs domaines.
un point de détail, c'est Mr Goulette père qui gardait l'avion de son fils Marcel...plus de 500km de déplacement pour cela.
(Encore une info Franck).
Amitiés à tous
François Goulette.
Anonyme a dit…
Bonjour à tous
Mr Cahier, permettez_moi de reprendre un fait que vous avancez: Marcel Goulette n'a pas et n'a jamais été breveté pilote que ce soit dans le civil comme dans le militaire. Le seul brevet qu'il possédait, était celui d'observateur en avion obtenu lors d'une de ses périodes d'instructions au 34ème Régiment d'Aviation du Bourget.
Cordialement
Franck Roumy
Philippe LW a dit…
Bonjour à tous et meilleurs voeux 2012: il est encore temps!

Pour reprendre les propos échangés, l'histoire est celle de personnages dont chaque vie a été particulière dans une époque ou tout se déroulait dejà trop vite.

Plusieurs avis, et sources d'informations, qu'ils soient contradictoires ou non,laissent penser qu'il restera une part d'ombre suffisament importante pour laisser la part belle à l'imagination sans jamais connaître la vérité.

François Reinhardt, reporter au long cours, a probablement contacté certains d'entre vous il y a qq mois maintenant à l'occasion de son documentaire passé sur Thalassa au sujet du naufrage du Georges Philippard.
J'ignore si il sortira un sujet complémentaire sur la disparition d'Albert Londres mais il semble avoir fait un large tour d'horizon sur toute cette période et peut être aurons-nous l'occasion de voir le fruit de ses recherches lors du prochain anniversaire de la disparition d'Albert Londres...

Désolé François mais nous nous croisons sans parvenir à échanger sur ce sujet, pour 2012 nous devrions y parvenir enfin.

Merci à Jean Jacques Richard pour ce blog favorisant échanges et rencontres.

Bien cordialement,

Philippe Lang-Willar
hilippe@lang-willar.net

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