vendredi 21 février 2014

Hélène Arpels à New York, et André Azria son dernier compagnon

Quel destin que celui d'Hélene Owtrowska, dont la première apparition dans la presse date de 1927.(ci-dessous)

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En 1907, le père d'Hélène, Emmanuel Ostrowsky vivait de ses rentes a Monte- Carlo, il avait vingt neuf ans lorsqu'elle nait le 30 mars 1907.
Plus tard au Etats unis , elle se rajeunira de deux ans. Ses parents habitaient à la  Villa Nénénisi sur le boulevard des moulins à Nice.
Sur son acte de naissance elle se nomme Hélène Ostrowski, elle fait rectifier en 1931 son acte de naissance pour déclarer qu'elle est la fille de Cecile Werblovsky et non Cécile Berman, pourtant son père avait signé son acte de naissance avec le nom de Berman, assisté de 2 témoins.




Photographie d'Hélène Ostrowska en 1928

Elle va épouser Louis Arpels, le plus jeune des frères Arpels en 1933.


En 1939, c'est une véritable icone de la mode, elle est toujours a Paris, ci-dessus a Chantilly, avec ce très bel ensemble "Passe partout" de Van Cleef et Arpels, que Gaby Morlay et d'autres achèteront pendant la guerre. Gaby Morlay était la maîtresse  de Max Bonnafous, ministre de Pétain jusqu'en 1944.



A sa manière, Bonnafous était un "fidèle" , contrairement à Mitterrand, il restera ministre de Pétain et il fut d'une certaine fidélité à sa femme jusqu'a sa mort en 1961, puis a ce moment il épousa Gaby Morlay.


Hélène va fuir aux États Unis en 1940 avec Louis Arpels, 

Puis elle va divorcer de Louis Arpels, elle s'installe en plein centre de New York, c'est pour ce magasin qu'un certain André Azria va la conseiller et la diriger vers un commerce de chaussures, maroquinerie et de vêtements.
Son magasin est très fréquenté par le gratin, telles Rose Kennedy, Gloria Guiness, la Begum Aga Khan et Jacky Kennedy car elle a été entre autre, très souvent invitée à la Maison Blanche par les Frères Kennedy et aussi Ronald Reagan.


Henri Curiel de la maison Christie's avait publié ces deux photos de Hélène Arpels et du compagnon de la fin de sa vie, André Azria.
Vivant entre New York et Paris,André et Helene  avaient un petit mais bel hôtel particulier au 29 avenue Bugeaud dans le 16 eme arrt de Paris.
Henri Curiel les a connu en arrivant à New York en 1976 et avec sa femme il fréquentait le magasin d'Hélène au 665 Madison Avenue, c'est Mr Curiel qui nous apprend que André Azria, qui était un important homme d'affaires, avait aidé Hélène Arpels à gérer ce magasin. Il était lui même dans la profession du vètement.
Sa famille est d'ailleurs très bien implantée dans le vêtement à Paris.
Ils sont tous venus dans les années 50 de Tunisie et André avait émigré de Tunisie vers les Etats unis à ce moment.

La famille d'André implantée dans le vêtement est aux USA, ils ont fondé la socièté BCBGMAXARZIA , le siège social est à Los Angeles avec des bureaux en France, au Canada et au Japon.

Peu de renseignements sont disponibles  a propos d'André Azria , son neveu est en revanche bien connu, il se nomme René Pierre Didier Azria , cela vaut le coup de jeter un oeil sur sa carrière extraordinaire en fin d'article. Il a été décoré en Mars 2013 comme chevalier de la Légion d'Honneur en tant que français de l'étranger, il a pris pourtant la nationalité américaine

André Azria va quitter ce monde le 22/11/2001, il est décédé a l hôpital à New York.


Hélène est photographiée ci-dessus à 91 ans , elle vivra jusqu'à 97 ou 99 ans selon ses divers actes de naissance, elle décède en 2006 . Apparemment ni André Azria ni elle n'eurent d'enfants.

C'est une vie extraordinaire que la sienne, vous trouverez de nombreuses citations et photos d'elle sur mon blog:  http://histoiredesvancleefetdesarpels.blogspot.fr/
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Si vous avez des remarques ou des précisions: richardjeanjacques@wanadoo.fr



ENQUETE COOPTÉ OUVERTEMENT PAR LA FINANCE AMÉRICAINE, CE FRANÇAIS DÉFEND LES VALEURS DÉMOCRATIQUES

René-Pierre Azria, banquier philanthrope

Les Echos n° 20704 du 23 Juin 2010 • page 13

Banquier d'affaires à New York, spécialiste des fusions-acquisitions à plusieurs milliards des deux côtés de l'Atlantique, le Français René-Pierre Azria est aussi un homme engagé dans la défense des droits de l'homme. Son action civique comme sa réussite professionnelle sont aujourd'hui récompensées par un prix prestigieux.


Ce soir, à l'hôtel Saint Regis à Manhattan, René-Pierre Azria sera le premier Français à recevoir le prix Herbert Lehman de l'American Jewish Committee (AJC), qui honore un individu « pour son action civique, sa philanthropie et sa réussite professionnelle ». « Tout le monde peut gagner de l'argent ici, ce qui est honorable, c'est de le partager », explique cet ancien de Rothschild à New York, qui a créé il y a un peu plus de deux ans sa propre société de conseil en fusions et acquisitions Tegris Advisors. Son nom vient s'ajouter à une impressionnante liste de « stars » de Wall Street bien plus connues que lui, de Leon Black, le fondateur du fonds d'investissement Apollo, à Stephen Schwarzman, le fondateur de Blackstone, au maire de la ville, Michael Bloomberg, déjà tous récompensés par ce prix lancé en 1963. « On y trouve le "Who's Who" de la finance. Le fait que des gens comme Henry Kravis ou l'ancien président de la banque mondiale James Wolfensohn l'aient obtenu place la barre très haut », remarque David Harris, directeur de l'AJC.
Une obligation morale
La philanthropie, les liens communautaires et associatifs, sont en Amérique le supplément de la vie professionnelle. On y tisse ses réseaux, on y prouve sa réussite grâce à de généreuses donations, on y gagne parfois du pouvoir et toujours de la considération. Mais le don est d'abord ressenti comme une obligation morale. « Ici, on ne compte pas sur l'Etat. Il est attendu des gens les plus aisés qu'ils contribuent aux causes qui leur tiennent à coeur. Et ceux qui ne le font pas sont très mal vus », observe Susan Fales-Hill, une donatrice de l'American Ballet Theater. Qu'il s'agisse d'art, d'action sociale, de religion ou de politique, la philanthropie américaine se distingue par son approche du terrain et son goût de l'expérimentation.
Cette forme d'activisme social attire les plus fortunés -comme Bill Gates, qui a créé sa propre fondation avec sa femme et qui vient, avec Warren Buffett, de lancer une campagne pour que les milliardaires partagent la moitié de leur fortune -, mais aussi des générations d'Américains de toutes origines. Quelque 1,2 million d'organisations charitables et près de 350.000 congrégations religieuses recensées dans le pays bénéficient de ces largesses. Malgré la récession et grâce à une fiscalité avantageuse, les donations charitables n'ont reculé que de 3,6 % l'an dernier, à 303,7 milliards de dollars selon la Giving USA Foundation, soit l'équivalent du PIB de la Thaïlande. L'Amérique est le plus grand pays philanthropique au monde. « J'ai eu la chance d'avoir une éducation en France qui m'a fait faire un métier qui me rend riche. Et ce que j'ai appris ici, c'est qu'on donne », affirme René-Pierre Azria. A maintenant cinquante-trois ans, cet ex-HEC a promis l'année dernière un demi-million de dollars à Daniel Bernard, l'ancien patron de Carrefour, venu récolter des fonds aux Etats-Unis pour l'école. Il est aussi très actif au sein de l'Aagef, une association qui rassemble les anciens des grandes écoles françaises aux Etats-Unis.
En choisissant cette année le banquier français, l'AJC récompense l'un des siens. Mais ce n'est pas toujours le cas. Les récipiendaires du prix Herbert Lehman viennent toujours du monde de la finance mais ne sont pas nécessairement juifs ou membres de l'association, explique David Harris. Cette organisation très respectée de 175.000 membres, qui a été créée en 1906, s'est donné pour mission de développer le bien-être d'Israël et des juifs, et de faire avancer les valeurs démocratiques et les droits de l'homme aux Etats-Unis et dans le reste du monde. René-Pierre Azria en est gouverneur, membre du comité exécutif et administrateur. C'est lui qui subventionne, à titre personnel, leur bureau de Paris. « Nous avons appris à le connaître depuis cinq ans. Il a rapidement grimpé les rangs en étant à la fois très actif et très généreux »,observe David Harris. « Ils sont là pour créer des ponts. Il faut promouvoir une société de droit et une société pluraliste », assure avec conviction René-Pierre Azria. Le ton est ferme, mais ses manières sont modestes. Il n'y a rien de flamboyant chez ce banquier-là. A la différence de certains, il ne compense pas une petite taille par de l'agressivité. Au contraire, le sourire facile et chaleureux, il fait preuve d'une grande prévenance. Son jugement est incisif mais toujours respectueux de l'autre. « C'est quelqu'un de très intègre et qui a énormément de compassion. Sa générosité est exceptionnelle »,souligne une banquière new-yorkaise.
Le « bling-bling » des galas
Français d'origine tunisienne, René-Pierre Azria, qui a également la nationalité américaine, a pris la responsabilité de l'institut Afrique de l'AJC. Son objectif est de recréer des liens avec une Afrique musulmane qui est aujourd'hui majoritairement opposée à Israël. La présence, le contact sont la base du dialogue qu'il essaie d'instaurer dans tous ses engagements. C'est ce qui explique également son soutien à Hillel, une association qui crée des maisons juives sur les campus afin que les étudiants aient un lieu où se retrouver, partager et rompre leur isolement si nécessaire.« C'est très utile dans des pays comme le Venezuela, où l'antisémitisme reprend vigueur », souligne-t-il.
Ses engagements ne se limitent pas aux seules couleurs de son identité culturelle et religieuse. Il finance d'autres associations, comme le Southern Poverty Law Center. Cette organisation dédiée aux droits de l'homme lutte, en particulier dans le sud des Etats-Unis, contre des groupuscules porteurs de messages haineux, comme le Ku Klux Klan. « On poursuit en justice les expressions de haine sous toutes ses formes, qu'il s'agisse d'abus de la police ou parce qu'il faut prendre la défense de gays ou de Noirs. »
Sa femme, Alexis, s'est impliquée à ses côtés avec l'association Action contre la faim. Plusieurs années de suite, il a calqué le montant de sa donation sur la totalité de l'argent obtenu. « Elle s'occupe du gala et des levées de fonds privés. Ces fonds sont très importants parce qu'une association peut en disposer comme bon lui semble, sans être tenue par les restrictions qui accompagnent souvent l'aide publique », explique René-Pierre Azria. A New York, les galas sont la face « bling-bling » de la philanthropie. Limousines, robes de grands couturiers, tables à 10.000 dollars pièce rassemblent les élites fortunées de la ville dans les grands hôtels de Manhattan et font les belles heures du « Social Diary ». C'est le cas du Bal des berceaux, une initiative franco-américaine à l'organisation de laquelle les Azria ont souvent participé et qui marque l'entrée dans le monde de jeunes débutantes. Les profits vont à des oeuvres pour aider des enfants.
De prestigieux parrains
Comment ce fils d'antiquaire parisien s'est-il ainsi retrouvé au firmament de la finance américaine, qui le coopte, avec ce prix, si ouvertement parmi les siens ? Un peu par chance et un peu grâce au Japon. Coopérant à Tokyo, il apprend le japonais qu'il parle couramment (comme l'italien) et intègre les rangs de la filiale nippone d'Indosuez. Spécialiste des fusions-acquisitions, en particulier dans les télécoms et les médias, il rejoindra ensuite New York, où il prendra la présidence de Financière Indosuez Inc. A ce titre, il négociera un partenariat avec le fonds d'investissement Blackstone et sera le directeur général du joint-venture. « A l'époque, ils n'étaient que sept autour de Stephen Schwarzman, Pete Peterson, et Roger Altman. On s'est bien connus. Ce sont devenus des amis », raconte René-Pierre Azria. Créé comme une boutique spécialisée dans les fusions-acquisitions, Blackstone s'est transformé par la suite en l'un des premiers fonds de LBO au monde et ses dirigeants sont devenus des légendes de Wall Street. Pete Peterson a été ministre du Commerce de Nixon, président de la Réserve fédérale de New York et du Council of Foreign Relations. Roger Altman, un proche des Clinton, a été sous-secrétaire au Trésor avant de fonder le fonds Evercore.
Des parrains prestigieux pour une carrière à Wall Street qui s'est déroulée, de 1996 à 2007, au sein des murs de la Banque Rothschild. « C'est quelqu'un de très fin, qui comprend les personnalités et les motivations pas toujours déclarées. Un esprit brillant et stratégique qui a réussi à accomplir des transactions qui auraient pu facilement échouer », raconte un homme d'affaires qui l'a vu à l'oeuvre. Très bien connecté avec les milieux d'affaires américains, il a aussi servi de grands groupes français et a réalisé beaucoup d'opérations transatlantiques. Le rachat de Sterling Drug par Sanofi, l'OPA de Suez sur United Water, le rachat de Global One par France Télécom font partie de ses trophées. Ils sont immortalisés sur des « tumbstones », ces petites pierres tombales de verre qui commémorent chaque opération et qu'il a rassemblées sur un coin de table, dans ses nouveaux bureaux de Park Avenue. René-Pierre Azria a quitté l'antenne de Rothschild à New York - sur fond d'un désaccord avec l'équipe en place, mais personne ne veut en parler ouvertement -pour monter sa propre boutique il y a deux ans. Une opération à 4 milliards de livres sterling (l'assureur britannique Phoenix Group) a marqué les débuts de la jeune structure. Il passera quatre mois en Grande-Bretagne, ne rentrant qu'un week-end pour voir sa fille obtenir sa ceinture noire de Taekwondo. « C'est l'un des rares banquiers à avoir réussi un "spac" », apprécie Pierre Albouy, de chez Rothschild à Paris. Les "spac" sont des sociétés sans activités opérationnelles que l'on cote dans l'objectif d'acquérir une entreprise. « Contrairement au LBO, qui crée de la dette, nous apportons du capital. Et tout le monde peut en profiter puisque ce sont des sociétés cotées », explique René-Pierre Azria. Il est en train de récidiver avec le groupe Prisa, par ailleurs candidat à la reprise du « Monde », et vient de s'associer à la boutique Aforge Finance, dont il pilotera le bureau à New York. « Je débloque les affaires. C'est ça mon service. Je crée de la fluidité », assure le banquier. Un savoir-faire aussi utile dans la banque d'affaires que dans la défense des droits de l'homme.

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