vendredi 27 juillet 2012

Exposition Van Cleef au Musée des Arts Décoratifs de Paris: Estelle Van Cleef n'existe pas.

Les grandes marques font ce qu'elles veulent de l histoire.
Les "Vuitton" ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour étouffer la vente d'un livre qu'ils avaient pourtant commandé, mais n'avaient pas apprécié que l auteur parle de leur conduite collaborationniste en 1940/1945.*
Cela n a pas empeché le musée Carnavalet de cautionner les contres vérités de "Vuitton, quant à la presse, elle est muselée par le besoin de publicité.

J'ai déja traité du problème Esther Van Cleef née Arpels qui ne s'est jamais appelée Estelle , mais la maison tint à passer en force et a imposer dans le monde entier ce prénom.


http://histoiredesvancleefetdesarpels.blogspot.fr/2011/01/estelle-vancleef-de-paris-ne-sest.html



Esther Van Cleef  "croquée" par Jacques Nam

Elle eut un surnom " Kiki" plusieurs preuves de l existence de ce surnom, entres autres, Madame Melissa Gabardi dans son livre "Les Bijoux de années 50"

Pourquoi l'appeler Estelle? aucune explication? aucune preuve, je serais prêt a changer mes textes s'il y avait la moindre preuve, mais rien. Bien que depuis 2 semaines les textes de Van Cleef et Arpels sur l histoire de la famille indiquent "Esther, ou Estelle"

je crois bon d'ajouter un exemple culturel...je veux dire une preuve que madame Evelyne Possémée organisatrice de l exposition aux Arts Déco, mais aussi les services de madame Aurelie Filipetti, ministre de la Culture pourraient peut être agréer, mais j'en doute.
A mon avis personnel, étayé par une reflexion de trois ans, il y a l histoire avant et après l interprétation de Jacques ArpelsLes
Les Allemands avaient réquisitionné, confisqué, les biens artistiques des juifs et les envoyaient par trains entiers en Allemagne, les biens d'Esther Van Cleef furent saisis en plusieurs fois, mais une partie importante le fut le 26/5/1943
Voici une archive des plus officielles!
C'est une fiche concernant un dessin de toulouse Lautrec qui appartenait à Esther Van Cleef. 



Propriétaire:
ERR Nom de la collection:
ERR n ° d'inventaire:
Article 7
Artiste:
de Toulouse-Lautrec-Monfa, Henri 1864-1901
Medium:
Œuvres sur papier
Titre:
Der Marronenhändler
Description:
Strassenszene. Mann mit Kind kleinem vor Haus stehend. Hinter der ihnen Marronenhändler und mit Dame Federhut. Im Mops Vordergrund.
AGL / Bo / Pour / La / Bl.
Lithographie.
16 x 17,5
gerahmt Fassung: unter Glas gerahmt
Bezeichnet Signatur: Handsigniert
Zugangstag, à Paris: 26/05/43
1. 
Abzug auf "Chêne volant"
Pré-1940 Littérature:
Gr. Je Imp
Provenance et commentaires:
Sources d'archives:
RG 260 M1943 Reel 2 NARA; Bundesarchiv, B323/267
Mesures:
16 x 17,5
Encadré?
Oui
Signé?
Oui
Lieu d'admission:
Jeu de Paume
Date d'admission:
26/05/1943
Transfert place:
Nikolsburg
Transfert date:
15/11/1943
Restituées?
Aucun
Images:



N'oubliez pas de cliquer sur toutes les photos pour agrandir

Il y eut pour ESTHER Van Cleef  49 oeuvres ou meubles confisqués mais d'autres au nom de sa fille  aussi.
 Il y eut d'abord les archives allemandes qui très méticuleuses, avaient fait des fiches sur tout, et très précises, la personne saisie, les oeuvres, etc, mais il y eut des archives Anglaises et Américaines, Russes aussi  et personne n'a indiqué Estelle.
Par exemple un tableau de Van Dongen ayant appartenu aux Van Cleef, car c'est Alfred Van Cleef qui achetait , 







Peut-on dire que toutes ces archives sont fausses?, elles sont pourtant précises, alors qui a intéret à vouloir instituer la légende d'ESTELLE?
Se nommerait il l orgueil? 
Les musées français ont besoin d'argent, mais à quel prix?, le prix de la vérité?

Au mois de Mars 1944, une autre partie des biens d'ESTHER Van Cleef née Arpels, fut saisie, il était prévu qu'elle parte en Allemagne à Nikolsburg, mais le train n'a jamais quitté Paris. L'état français a mis du temps a régler la restitution.
Et ce n'est pas encore réglé!!!

A propos du musée des arts décoratifs, il y a quelques années, fouinant au marché au puces de la place saint Marc a Rouen , j'achetais cette belle médaille qui était toute noire , car le marchand ne s'était pas aperçu qu'elle était en argent massif

Cliquez pour agrandir

Rentré chez moi, je cherchais ce qu'était cette Union centrale des Beaux Arts



Je vous en livre l histoire, vous saurez tout du musée des arts décoratifs, j'ai emprunté le texte de Wikipedia

Les Expositions des produits de l’industrie et les expositions universelles qui se succèdent au xixe siècle suscitent les rivalités. La France, convaincue de sa supériorité artistique sur les autres nations, se trouve confrontée au progrès prodigieux de l’industrie anglaise, bien décidée à combattre l’industrie française sur son propre terrain : celui de l’art.

§  1864 : Un groupe d’industriels conduit par Amédée Couder, Jules Klagmann et Ernest Guichard décide de fonder au 15 place Royale (aujourd’hui Place des vosges) à Paris, sur le modèle du South Kensington Museum (actuel Victoria et Albert muséum), l’Union centrale des Beaux Arts appliqués à l’industrie. En quelques mois une collection est constituée et un « musée-école », doté dès l’origine d’une bibliothèque, est créé. Il occupe alors deux salles d’un hôtel particulier.
§  1875 : L’Union centrale des Beaux Arts appliqués à l’industrie installe son musée et sa bibliothèque 3 place des Vosges. La bibliothèque comprend alors un fonds d’ouvrages anciens et modernes ainsi que de nombreux échantillons de textiles et de papiers peints mis à la disposition des artistes, industriels et ouvriers. Le musée et la bibliothèque sont ouverts gratuitement de 10h à 17h et le soir de 19h à 22h, pour permettre aux ouvriers d’y venir à la sortie des ateliers.
§  1877 : L’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie, qui a acquis une expérience unique en organisant plusieurs manifestations comme les « musées rétrospectifs », est concurrencée par l’annonce de la fondation d’une Société du musée des arts décoratifs. Celle-ci, créée en mai 1877, est placée sous la haute présidence du du duc D'Audiffret-Pasquier président du Sénat. Le Comité de patronage comporte des personnalités du monde de la culture et de la politique.
§  1878 : L’État concède à la nouvelle Société le Pavillon de Flore  au palais du Louvre.
§  1879 : La Société doit rapidement quitter ces lieux, affectés au service de la préfecture de la Seine jusqu’à la reconstruction de l’Hotel de ville Elle trouve alors asile au Palais de l 'industrie,  aux mêmes conditions qu’au pavillon de Flore – pour un franc symbolique. La fusion des deux Sociétés s’impose lorsque la Société du musée, désireuse de rendre périodiques ses expositions, se trouve en compétition avec les projets de l’Union centrale. L’Union centrale et la Société du musée des Arts décoratifs s’entendent, malgré leurs divergences d’origine et d’opinion : les fondateurs de l’Union centrale appartiennent au monde des industries, les initiateurs de la Société du musée sont des leaders politiques et mondains.
§  1882 : En mars, les deux structures fusionnent, donnant naissance à l’Union centrale des arts décoratifs (UCAD). La reconnaissance d’utilité publique eut lieu le 15 mai suivant. C’est alors en France la plus influente des associations artistiques. Homme politique en vue et ami de Manet,Antonin Prousten prend la présidence. Les leaders s’unissent dans la recherche d’un lieu où installer le musée et la Bibliothèque.
§  1891 : Le député Georges Berger prend la présidence de l’UCAD. Il s’entoure de Jules Maciet, nommé à la tête de la Commission du musée, et de Paul Gagnault, nommé conservateur du musée. Comme son prédécesseur, il s’attelle avec patience et détermination à l’installation du musée des arts décoratifs quai d'Orsay puis, devant le refus définitif du Sénat, auPavillon de Marsan. Il revient sans cesse à la charge pour obtenir des galeries supplémentaires et gagne des travées sur le ministère des Finances. Il obtient les locaux qui s’étendent du pavillon de Marsan jusqu’aux guichets du Louvre, en face de la rue de l echelle.  L’installation future s’impose d’elle même : la nef centrale sera la « salle d’honneur » des expositions d’objet d’art moderne, les bas-côtés seront attribués à la bibliothèque, sa salle de lecture, ses réserves, les étages recevront les collections et les reconstitutions des « différents intérieurs décorés ».
§  1898 : Une convention avec l’État concède à l’UCAD le pavillon et l’aile de Marsan du Palais du Louvre, rue de Rivoli, pour une durée de quinze ans à dater de l’ouverture. Les travaux, les aménagements du bâtiment, les installations du musée sont à la charge de l’UCAD. À l’expiration de ce temps, les collections reviendront à l’État, ainsi que la propriété des travaux et aménagements, sans indemnités.
§  1900 : La Cour des Comptes met plusieurs années à déménager les dossiers qui encombrent le pavillon de Marsan, compromettant l’ouverture du musée qui devait coïncider avec l’Exposition universelle de 1900. 100 000 liasses occupent encore les sous-sols en 1910.
§  1904 : Ouverture de la Bibliothèque des Arts décoratifs Rue de Rivoli
§  1905 : Le 29 mai, le président de la République Emile Loubet inaugure le musée des Arts décoratifs au sein du palais du Louvre, nouveau siège de l’Union.



3 commentaires:

  1. Thank you for the article and beautiful it contains useful information and rare.

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  2. Bizarre, le Monde n'est pas d'accord avec vous
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/08/quand-les-marques-s-exposent-au-musee_1771982_3234.html
    De scintillantes parures Van Cleef & Arpels exposées dans des vitrines blindées : non, vous n'êtes pas place Vendôme, mais à la rétrospective que le Musée des arts décoratifs, à Paris, consacre depuis fin septembre au célèbre joaillier. A l'instar de cet événement, les expositions mettant en scène les produits d'une marque sont devenues monnaie courante : de "Vuitton" au Musée Carnavalet, en 2010, à "Playmobil" aux Arts décoratifs, quelques mois plus tôt, en passant par "Breguet au Louvre", en 2009, une dizaine de rétrospectives de ce type ont été à l'affiche des grands musées parisiens ces cinq dernières années.
    Les partenariats entre les marques et les musées ne sont pas nouveaux : lesentreprises sont devenues des soutiens incontournables pour des institutions culturelles en mal de subventions publiques. Selon l'Association pour le développement du mécénat industriel et commercial (Admical), le secteur privé a consacré pas moins de 494 millions d'euros au mécénat culturel en 2011. Mais, il y a dix ans, les marques avaient rarement droit de cité dans un musée, hormis sous la forme d'un simple logo sur les affiches, à titre de mécène.
    Désormais, leurs produits et leurs savoir-faire franchissent les portes des musées. Pour l'exposition "L'impressionnisme et la mode", qui s'est ouverte le 25 septembre au Musée d'Orsay, en plus de son soutien financier, l'entreprise partenaire, LVMH, a participé à la restauration des modèles exposés et a prêté des flacons Guerlain et des malles Vuitton de l'époque. Si les créations du maroquinier jouent seulement ici le rôle d'accessoires, ce sont elles qui ont eu la vedette lors de l'exposition organisée par le Musée Carnavalet en 2010. Exposer une marque au même titre qu'une oeuvre d'art : une place tout à fait légitime pour Jean-Paul Claverie, conseiller de Bernard Arnault : "Dior, Vuitton ou Guerlain sont des maisons perçues dans le monde entier comme un véritable fait artistique", fait-ilvaloir.
    Sur ce type de partenariat, musées et entreprises se disent également gagnants : la marque à l'honneur fournit tout ou partie du financement et du matériel et, en contrepartie, bénéficie de retombées en termes d'image grâce au cadre prestigieux du musée et à la publicité autour de l'événement. Les maisons de luxe recherchent des partenariats en cohérence avec leur image, et les musées sont pour elles un écrin parfait. Stanislas de Quercize, président de Van Cleef & Arpels, revendique une "volonté de partage avec le public" - qui ne s'arrête d'ailleurs pas aux frontières de l'Hexagone, puisqu'une rétrospective consacrée au joaillier vient d'être accueillie par le Musée d'art contemporain de Shanghaï.
    Une manière, pour la marque, de pénétrer le marché chinois en se faisant mieux connaître auprès du public asiatique. "De telles expositions donnent une légitimité à la marque en l'inscrivant dans un patrimoine culturel et artistique", expliquePierre François Le Louët, directeur du bureau de tendances NellyRodi. Sanscompter l'avantage fiscal au titre du mécénat, récemment défendu par la ministre de la culture, Aurélie Filippetti : 60 % de réduction d'impôt sur les dépenses engagées, à condition que les contreparties reçues restent "limitées".
    Reste qu'à trop jouer sur la frontière entre démarche artistique et opération publicitaire, la polémique n'est jamais très loin. Qualifiée de "publi-exposition" par le magazine spécialisé La Tribune de l'art, l'exposition "Breguet au Louvre" en a ainsi fait les frais.

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  3. Cet article consacré à l expo Van Cleef aux arts déco est partial, cela sent le communiqué publicitaire adressé au journal, .Ce qui me choque dans ces expositions c'est que les conservateurs (trices) ne font pas leur travail, Ils ou elles, acceptent une expo dans le musée mais ne vérifient rien et cela, c'est dangereux. Il y a trois ans, toute l’histoire qui avait été léguée et inventée par Jacques Arpels était fausse ou tendancieuse, j'ai passé trois ans à chercher la véritable histoire. Madame la conservatrice et commissaire de l’exposition doit vérifier tout, et quand on lui écrit qu'Estelle n'a jamais existé, qu'aucune preuve n'existe du passé de riches diamantaires d’Amsterdam, etc. etc, elle doit rectifier et modifier les écrits qu'on lui a transmis.
    La storystelling qui avait été inventée pour le centenaire en 2006 était fausse et négligeait l’importance d'Alfred Van Cleef par rapport aux Arpels et beaucoup d'autres choses, des milliers de sites ont recopié cette storystelling et maintenant ce sont nos musées qui cautionnent cette storystelling.Le New York times a été très dur,sur l’expo aux Etats unis (a croire qu’ils sont de gauche) et quant à la Chine et Pékin il y aurait à redire. D'ailleurs le « Monde » ecrit dans son article ""De telles expositions donnent une légitimité à la marque en l'inscrivant dans un patrimoine culturel et artistique". La conservatrice du Musée a rectifié certaines choses mais trop tard et maintenant internet est pollué par certaines inepties. Le musée Carnavalet a bien oublié l’histoire désolante de Vuitton pendant la guerre. Donc cette publicité ne doit pas envahir les musées, on peut faire des expos à la gloire des marques, mais ailleurs.
    Donc sur ce point, que ce soit le musée Carnavalet ou des Arts déco, l’histoire doit être la vraie, pas celle des communicants et des publicistes. En attendant si je comprends bien l article du « Monde », le budget de la culture est insuffisant et ils font de la pub dans les musées, et le budget du « Monde » est insuffisant donc on fait aussi des articles de pub.Alors j’irais à l exposition, voir ce que cette maison a vendu comme bijoux et surtout j’irais voir l’extraordinaire talent des dessinateurs , des chefs d’ateliers et de nos ouvriers joailliers et des lapidaires français.Je remercierais quand même VCA d’avoir montré ces bijoux avec une belle présentation, car si vous allez aux arts déco voir les bijoux collectionnés par le musée je peux vous assurer que la présentation est ratée, on y voit mal ces bijoux . Si vous avez 70 ans comme moi, vous devrez vous mettre à quatre pattes pour regarder les bijoux exposés presque au sol , et ceux du haut vous les verrez mal aussi si vous mesurez comme moi, un metre 62, mon avis importe peu, je ne suis pas un riche donateur

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